Les Petits Secrets de Gaspard Thompson

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« Une proposition excessivement personnelle avec un engagement profond. Un vrai lien entre un interprète généreux, enthousiaste, et dynamique, et un metteur en scène qui lui a tout donné. (…) On a été troublé, et on a aimé cette proposition d’écriture contemporaine. » – Christophe Lidon, Metteur en scène, Jury Festival Lever de Rideau

« L’auteur et metteur en scène n’a pas trouvé que l’étincelle de la création dans son comédien. Il se l’est approprié tout entier, s’est emparé de son énergie, de son corps, de sa voix, de sa capacité à jouer du public, à se jeter presque sans filet dans sa gueule avec une délectation bien visible. (…) Il y a des rencontres qui méritent d’être partagées. Celle de Nicolas Rocq et Manuel Paque en fait partie. » – Erwan Ripoll, Metteur en scène, Blog du Biplan (Lille)


2ème place au Concours National Jeunes Talents du CNOUS (novembre 2014)

Gaspard Thompson est un homme ordinaire, avec une petite vie bien rangée. C’est du moins ce qu’il pense. Un matin, il se réveille, seul, enfermé dans une cellule sans se rappeler comment il s’y est retrouvé. Accusé d’avoir commis l’irréparable, Gaspard se révolte, se défend. Puis le temps passe, le doute s’installe, et bientôt, il conte les horreurs qu’il a commises, avec un humour noir décapant et flirtant souvent avec l’absurde. Gaspard passe ainsi en revue ses craintes, sa vision du monde, son enfance… avec une naïveté déplacée. Écrit sur-mesure pour un jeune comédien issu de deux prestigieuses écoles dramatiques parisiennes, ce thriller psychologique plonge le public dans l’esprit malade d’un tueur compulsif.

Gaspard Thompson est fou. Gaspard est sombre. Gaspard est instable, dangereux, sanguinaire. Mais Gaspard est irrésistiblement drôle. Désamorçant lui-même les tensions qu’il instaure, le personnage noue avec le public un lien étrange, qui se traduit par un tiraillement entre l’envie de rire et l’envie de laisser les sentiments l’emporter. Car c’est bien ce dont il s’agit ici : un homme qui souffre, tourmenté par la vie comme par la mort, mais qui fait rire – souvent malgré lui – de sa folie meurtrière.

C’est alors que le rire devient un moyen de distanciation vis-à-vis de la violence du personnage, qui invite le spectateur à glisser de scènes légères vers une forme de douloureuse compassion. Empruntant et se jouant des codes hollywoodiens, Gaspard séduit ses spectateurs par les jeux de l’humour et du suspens… avant de les emporter avec lui dans une spirale infernale, un voyage psychologique dans les monde du doute, de la violence, et de la culpabilité. Puis vient ce dénouement tragique : la vérité. Pas n’importe quelle vérité : celle qui frappe. Celle qui fait mal, celle qui choque. Celle qui nous rappelle qu’en chacun de nous sommeille un «Gaspard».